Contravention à une morte

Contravention à une «morte»

Au moment même où une policière lui remettait une contravention de 191 $ pour excès de vitesse, Lise Beaulieu a été choquée d'apprendre que la SAAQ la tenait pour morte.

La dame de 66 ans, originaire de Drummondville, dit avoir subi tout un choc émotif en entendant la nouvelle. «J'ai eu un haut-le-coeur. Je n'en revenais pas. Il doit y avoir une erreur dans leurs dossiers. Je ne suis pas morte, je ne suis pas morte», a martelé la sexagénaire, encore tout ébranlée. Mme Beaulieu est non seulement bien vivante, mais elle est aussi furieuse d'apprendre que la SAAQ l'ait enterrée avant son heure. D'ailleurs, elle exige des excuses de la part de la Société de l'assurance automobile du Québec. «Et pour comble de malchance, la policière m'a dit: “Je suis désolée madame, mais je dois quand même vous remettre votre ticket”», raconte Mme Beaulieu, incrédule. Excès de vitesse La SQ confirme avoir intercepté l'automobiliste, hier après-midi, pour excès de vitesse. «La conductrice était bel et bien décédée selon les vérifications que nous avons faites dans les dossiers de la SAAQ», assure le sergent Louis-Philippe Ruel. La policière lui a tout de même refilé la contravention, puisque Mme Beaulieu avait enfreint le Code de la sécurité routière. «Visiblement, la dame était vivante et avait commis une infraction. Le devoir de la policière est d'appliquer la loi. C'est ce qu'elle a fait», ajoute-t-il. Cet incident est arrivé mercredi après-midi, vers 16 heures. Lise Beaulieu roulait sur l'autoroute 20 Est, en direction de Drummondville, après avoir passé la journée à Montréal. «J'ai mérité mon amende» Alors qu'elle filait à vive allure sur le bitume, elle s'est fait arrêter par la Sûreté du Québec. «Je roulais à 123 km/h dans une zone de 100. J'ai mérité mon amende, mais je ne méritais pas de me faire dire que je n'existais plus», explique la publicitaire à la retraite, au bord des larmes. La policière qui l'a interpellée lui a d'abord demandé ses papiers avant de retourner dans son autopatrouille pour faire les vérifications d'usage. C'est en revenant vers la voiture de Mme Beaulieu, un constat d'infraction à la main, que la policière lui a annoncé la terrible nouvelle. «Même l'agente semblait aussi ébranlée que moi. Elle m'a donné le ‘ticket' en me disant de rectifier ça au plus vite», ajoute Mme Beaulieu. Difficile à expliquer La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) s'explique bien mal ce qui a pu se produire pour que Mme Beaulieu obtienne le statut de morte. «Différentes explications peuvent être envisageables, mais pour l'instant, les recherches se poursuivent», expose Gino Desrosiers, relationniste à la SAAQ. Afin de bien comprendre ce qui a pu se produire, la société est à même de retracer les fiches des dernières années. «Nous ne sommes pas à l'abri des erreurs. Nous traitons plus de cinq millions de permis de conduire par année», a justifié M. Desrosiers, en ajoutant qu'en cas d'erreurs dans le dossier de Mme Beaulieu, la SAAQ entend bien présenter des excuses à la dame. «Si j'étais morte, alors pourquoi est-ce que la SAAQ a continué d'accepter mes paiements pour renouveler mon permis et mes plaques?», s'interroge tout de même Lise Beaulieu

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