Le crash de la Caravelle Ajaccio-Nice

Que pensez vous crash de la Caravelle Ajaccio-Nice

Le 11 septembre 1968, 95 personnes sont mortes dans le crash de la Caravelle Ajaccio-Nice. Une bavure militaire est alors évoquée. 43 ans après les faits, un témoin direct, affecté à l'époque à la préfecture maritime de Toulon, témoigne devant la caméra de TF1

un ex-secrétaire militaire a accrédité la thèse défendue par les familles des victimes du crash de 1968, qui avait fait 95 morts Un témoignage « inédit, crucial et conforté par plusieurs éléments ». 20 h 20, hier. Le « mystère » de la caravelle Ajaccio-Nice s’invite au JT de TF1. Nouveau rebondissement dans ce feuilleton dramatique qui dure depuis le 11 septembre 1968, jour où 95 passagers périrent dans un crash ? C’est ce qu’affirme l’enquête réalisée par la chaîne. Avec un « témoin direct » s’exprimant pour la première fois : Michel Laty. Lequel évoque « une terrible bavure militaire… ». Cet ex-secrétaire militaire accrédite la thèse selon laquelle un missile, égaré par l’armée lors d’exercices militaires, serait à l’origine du drame. Et non un feu d’origine inconnue, comme l’a retenu la version officielle. À l’époque, explique le journaliste Tristan Waleckx, Michel Laty était en poste à la préfecture maritime de Toulon. Il soutient avoir « dactylographié une enquête de l’armée, non consultable car secret-défense ». « Une erreur de cible » Que disait le rapport ? « Que la caravelle a été abattue par un missile parti de la terre, en Méditerranée, selon Michel Laty. Ça a été une erreur d’identification de la cible. On a abattu un avion civil au lieu d’abattre la cible programmée pour ça ! » Tiré de l’Ile du Levant, dans le Var, le missile aurait changé de direction, attiré par la chaleur des réacteurs. C’est lui qui aurait provoqué l’incendie en percutant l’un des réacteurs. « Un missile désarmé, précise le témoin. Car s’il avait été armé, la caravelle aurait explosé en vol… » Voilà donc la vérité de Michel Laty. Quarante-trois ans après le drame. « Gravement malade, explique Laurence Ferrari, il affirme ne pas vouloir emporter son secret dans sa tombe. » Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? « J’avais peur, souffle l’intéressé. J’avais la certitude de me mettre en danger si je venais à en parler… » L’enquête précise que Michel Laty a un « passé judiciaire chargé », sans en dire davantage. Et précise que son dossier militaire est « élogieux ». Le ministère de la Défense, pour sa part, n’a pas répondu aux sollicitations de TF1. À la différence de Mathieu Paoli, président de l’association des familles des victimes du crash. L’enquête relancée ? Joint hier soir, cet homme orphelin depuis l’accident salue « une excellente nouvelle. Ce témoin était jusqu’ici tenu par le secret-défense. Aujourd’hui, il veut libérer sa conscience et fournit des éléments probants, compte tenu de sa position d’alors ». De quoi relancer l’enquête, voire la machine judiciaire ? Le procureur de Nice, Éric de Montgolfier, a jusqu’ici martelé qu’il y avait prescription. De leur côté, les familles ont fait citer l’armée en correctionnelle pour « homicide involontaire », il y a huit jours encore. Une procédure renvoyée au 12 décembre. Prochaine étape : Ajaccio, où est attendu jeudi Michel Mercier. Des élus corses envisageraient d’interpeller le garde des Sceaux sur le sujet. Début mars, le président du conseil exécutif de Corse, Paul Giacobbi, avait écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander de rouvrir l’enquête.

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