Nouvelle dégringolade des Bourses

Nouvelle dégringolade des Bourses

Victimes d'un nouveau pic d'inquiétude des investisseurs sur l'état de l'économie mondiale, les Bourses européennes ont fortement dévissé jeudi, cédant à la clôture entre 4% et pas loin de 7%. La Bourse de New York a elle aussi clôturé en forte baisse
Après quelques séances d'accalmie, les vives inquiétudes qui avaient envoyé les marchés sur des montagnes russes au cours des deux dernières semaines ont fait un retour en force jeudi. Quelques minutes avant l'ouverture de Wall Street, les Bourses européennes, qui avaient ouvert en légère baisse, ont brutalement chuté. Et enregistrent toutes des chutes record à la clôture. Le CAC 40 a dégringolé de 5,48%, la Bourse de Londres de 4,49%, Milan de 6,15%. Avec une chute de 5,82%, le Dax de Francfort enregistre sa pire chute en près de trois ans. Lisbonne (-4,12%), Madrid (-4,70%), Amsterdam (-4,47%), Stockholm (-6,73%), Helsinki (-6,45%), Genève (-4,15%) étaient elles aussi dans le rouge vif. Comme le redoutaient les places européennes, la Bourse de New York a ouvert en forte baisse. A la clôture, le Dow Jones a lâché 3,64% et le Nasdaq 5,17%. De tous les secteurs, c'est celui des banques qui a souffert le plus de cette séance désastreuse. A Paris, le titre de la Société Générale a lâché 12,34% en clôture, Crédit Agricole 7,29% et BNP Paribas 6,76%. Hors CAC 40, Dexia dégringolait de 13,52%, la Deusche Bank de 8%. Inquiétudes sur les indicateurs économiques américains Mais pourquoi cette brutale rechute ? Le secteur bancaire était d'abord affecté par les craintes, rapportées par le Wall Street Journal de jeudi, de la Réserve fédérale américaine. L'institut monétaire s'inquiète de la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux, selon le quotidien. "Cela remet au premier plan les déclarations très inquiétantes tenues récemment par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et qui étaient clairement passées inaperçues auprès des investisseurs", commente Alexandre Baradez, analyste marchés chez Saxo Banque. La BCE avait annoncé le 4 août qu'elle allait venir en aide aux banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires. Plus généralement, la révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale pour 2011 et 2012 par la banque d'affaires américaine Morgan Stanley "a suffi pour susciter un regain d'inquiétudes", ont expliqué les analystes du site financier Briefing.com. "Ajoutez à cela les inquiétudes sous-jacentes sur la crise de la dette en zone euro, et les marchés boursiers de la planète sont en forte baisse." Une crainte qu'a tenté de dissiper jeudi le président de l'Union européenne, Herman van Rompuy, en assurant qu'il n'y avait "pas de nouvelle récession" en vue. Mais des voix discordantes se sont fait entendre, entretenant le brouillard dans lequel naviguent les investisseurs. Le sommet Sarkozy-Merkel n'a pas rassuré les marchés Les diverses initiatives prises par les responsables politiques n'ont pas réussi à calmer la nervosité des investisseurs. Les propositions issues du mini-sommet franco-allemand de mardi n'ont pas convaincu les marchés, pas plus que l'annonce de la présentation en septembre d'un plan d'action pour relancer l'économie américaine et faire baisser le chômage par Barack Obama. Et la craine d'une récession de l'économie américaine devient de plus en plus tangible pour les analystes.

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