Attentat Norvège le suspect n'encourt que 21 ans de prison

Attentat Norvège le suspect n'encourt que 21 ans de prison

Face à l'horreur, des voix s'élèvent pour réclamer un durcissement de la peine maximale de prison prévue par le Code pénal norvégien. Certains réclament le rétablissement de la peine de mort.
Après le choc, les revendications. Depuis que l'identité du meurtrier présumé de 93 personnes a été révélée par les médias, des Norvégiens réclament un durcissement de la peine maximale de prison prévue par le Code pénal. Anders Behring Breivik n'encourt en effet que 21 ans de prison selon la loi du pays scandinave. Soit, rapportée au nombre de ses victimes, 82 jours par meurtre. "Il y a tant d'innocents qui ont été exécutés que je trouve qu'il n'a pas le droit de vivre", déclare ainsi Mari Kaugerud sur la page "Oui à la peine de mort pour Anders Behring Breivik", qui a rassemblé 1783 personnes sur Facebook. Des dizaines de groupes similaires ont fleuri en deux jours sur le réseau social, certains demandant son exécution, d'autre la prison à vie S'il autorise de nombreuses remises de peine, le droit permet tout de même de garder en prison un détenu au-delà des 21 ans, par tranches de 5 ans renouvelables, s'il est encore considéré comme dangereux par les experts. "Mais combien de fois cela arrive-t-il ?", proteste Daniel de Francisco, un cuisinier de 25 ans. "Les gouvernements européens sont trop laxistes sur la question. Eloignons-le du monde, derrière les barreaux à vie", dit-il. Modernes et confortables, les prisons étonnent Le système pénal norvégien, où les prisons sont modernes et confortables, suscite souvent l'étonnement de pays plus répressifs, mais affiche des taux de récidive et de criminalité inférieurs à la moyenne européenne. Les seuls morts des attaques de vendredi correspondent à trois fois le nombre habituel annuel de meurtres dans le pays scandinave. Sans être interrogé directement sur la question de la peine, Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, a estimé dimanche que la réponse au carnage était "plus de démocratie, plus d'ouverture, plus d'humanité, mais sans naïveté". Abolie pour les crimes ordinaires en 1902, la peine de mort a été définitivement supprimée en Norvège en 1979. La dernière exécution remonte à 1948, trois ans après celle du chef du gouvernement (1942-1945), collaborateur sous l'occupation nazie, Vidkun Quisling, fusillé pour haute trahison.

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Commentaires (1)

FrøkenVal
  • 1. FrøkenVal | 25/07/2011

Bonjour, il n'y a pas de qualification pour l'acte de cet homme, mais se mesurer à lui et le tuer ne servirait à rien. La suppression de peine de mort fait partie de notre évolution, qu'il reste en prison à vie serait la meilleur solution. Il en souffrira tous les jours de ce qu'il à fait s'il en a conscience...

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