Affaire DSK : la femme de chambre parle

Affaire DSK : la femme de chambre parle

Nafissatou Diallo qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement a lancé lundi une offensive médiatique pour faire emprisonner l'ex patron du FMI. Elle entend laver son honneur après que sa crédibilité a été mise en cause.
Jusqu'à présent, on ne l'avait ni vue, ni entendue. Ça va changer. Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement rompt son silence dans la presse américaine lundi en donnant deux interviews. L'une au magazine Newsweek, l'autre à la chaîne ABC. C'est la première fois que cette immigrée guinéenne de 32 ans s'exprime dans les médias, alors que Dominique Strauss-Kahn doit comparaître lundi prochain 1er août pour une nouvelle audience Nafissatou Diallo donne sa version de l'agression qu'elle dit avoir subie à New York. "A cause de lui, on me traite de prostituée", déclare à Newsweek celle qui depuis le 14 mai s'était cachée avec sa fille de 15 ans dans un hôtel tenu secret. "Je veux qu'il aille en prison. Je veux qu'il sache qu'il y a des endroits où on ne peut pas utiliser son pouvoir, où on ne peut pas utiliser son argent", ajoute-t-elle. "J'ai dit (aux enquêteurs) ce que cet homme m'a fait. Ça n'a jamais changé. Je sais ce que cet homme m'a fait", déclare-t-elle dans Newsweek. "Je veux la justice. Je veux qu'il aille en prison", dit-elle à ABC, selon des extraits diffusés par la chaîne. "Dieu m'est témoin: je dis la vérité. Avec mon coeur. Dieu le sait. Et (DSK) le sait". "Enflammer l'opinion publique" Elle reconnaît sur ABC avoir commis "des erreurs", tout en assurant que sa version des faits n'avait jamais changé depuis le 14 mai et son agression présumée dans une suite présidentielle de l'hôtel Sofitel de New York. Elle raconte qu'en entrant dans la suite, elle avait dit: "Bonjour, service de chambre". Un "homme fou", nu et à la chevelure grise est alors apparu. Alors qu'elle se confondait en excuses, et voulait quitter la chambre, DSK lui aurait dit "Vous n'avez pas à être désolée", affirme-t-elle à Newsweek. L'ex-patron du FMI aurait alors agrippé sa poitrine et claqué la porte de la suite. La femme de ménage livre ensuite au magazine un récit en termes crus de ce qui se serait passé, selon elle, dans la chambre luxueuse. Immédiatement, les avocats de Dominique Strauss-Kahn sont montés au créneau, déclarant que l'accusatrice cherchait à "enflammer l'opinion publique". L'avocat de la plaignante, Kenneth Thompson, a de son côté accusé dimanche soir les défenseurs de DSK "d'avoir mené une campagne de diffamation sans précédent contre la victime d'une agression sexuelle violente". Le bureau du procureur de Manhattan chargé du dossier, Cyrus Vance, n'a en revanche pas souhaité commenter ces interviews. "Nous ne parlerons pas des faits ou des preuves dans ce qui reste une enquête en cours", a-t-il dit. Banon et Diallo "ont croisé le même homme" Tristane Banon, qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol à Paris, et Nafissatou Diallo "ont croisé le même homme", a estimé lundi sur Europe 1 l'avocat de la Française, Me David Koubbi. L'avocat a rencontré aux Etats-Unis la femme de chambre guinéenne. Selon Me Koubbi, ce qu'elle raconte dans les médias américains est "beaucoup moins détaillé que ce qu'elle (lui) a confié, mais c'est précisément dans cette veine-là". "Effectivement elle ne retranche rien de ce qu'elle a déclaré jusqu'à présent (...) elle l'a confirmé d'une manière qui, moi, humainement, me trouble", a-t-il poursuivi. Par ailleurs, on attend toujours de savoir si le procureur de Manhattan va demander aux autorités françaises d'interroger Tristane Banon. Dans l'affaire française, le journaliste Patrick Poivre d'Arvor était entendu lundi par les policiers en charge de l'enquête préliminaire ouverte après la plainte de la jeune femme

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