News : Dominique Strauss-Kahn au présidentielle 2012

Dominique Strauss-Kahn au présidentielle 2011

S'il est blanchi dans quelques semaines, quel rôle peut jouer l'ancien patron du FMI dans la campagne présidentielle ? Chez les socialistes, la question se poserait.

Si jamais DSK est blanchi de ses sept chefs d'inculpation dans les semaines qui viennent, peut-il revenir dans la course à la présidentielle et à quelle place ? Il est bien sûr trop tôt pour le dire mais la question est sur les lèvres de beaucoup de ses soutiens. Ce retournement coup de tonnerre à New-York intervient en effet au début de la campagne de la primaire, la semaine même où Martine Aubry s'est déclarée candidate. Interrogés sur les conséquences de ce coup de théâtre et un possible retour de leur ami dans la bataille présidentielle, certains soutiens de DSK restent très prudents et répondent par la question fondamentale : d'abord, que voudra-t-il ? "Cela dépendra uniquement de son envie à lui", affirme un haut dirigeant du PS. Aura-t-il puisé dans cette terrible épreuve l'envie de se battre pour revenir au premier plan, celui par exemple d'être candidat à la primaire ? Ou ce cauchemar l'aura-t-il poussé à tourner le dos à une carrière politique ? La réponse lui appartient. Autre interrogation, comment vont réagir Martine Aubry, François Hollande et les autres candidats à la primaire PS ? François Hollande s'est dit dès vendredi soir favorable à un report de la date de clôture des candidatures, fixée pour l'instant au 13 juillet. De son côté, trois jours après avoir déclaré sa candidature, la maire de Lille doit faire face à un nouveau rebondissement. Depuis Lille, elle a souhaité s'exprimer en "amie" de Dominique Strauss-Kahn, faisant part de son "immense joie" à la lecture des informations de la presse américaine. Une déclaration sobre, empathique et conforme à l'attitude qu'elle a toujours affichée depuis le début de l'affaire le 14 mai. Alliée pour 2012 à l'ancien patron du FMI par un pacte, Martine Aubry a réussi à s'attirer le soutien de nombreux strauss-kahniens, dont Jean-Christophe Cambadélis. Vendredi soir, après l'audience, elle a souhaité que "la vérité progresse". "Je voudrais qu'elle avance encore plus vite", a-t-elle ajouté, sans se prononcer sur le calendrier de la primaire. Un ticket Aubry-DSK ? Mais après le temps de l'amitié, Martine Aubry sera dans un temps plus politique en s'exprimant vendredi soir après la décision de la justice américaine. "La candidature de Martine est posée. Elle est très déterminée. Dominique s'il revient, innocenté, sera tout à fait libre pour soutenir Martine Aubry. Il pourra la soutenir pleinement et ce sera une immense force pour nous", commente un aubryste qui fait valoir leur "proximité idéologique" et le fait qu'ils ont "défendu les mêmes motions". Pour l'ancienne ministre Marie-Noëlle Lienemann, de l'aile gauche du PS, "a priori cela ne fragilise pas Martine. Son comportement a été exemplaire vis-à-vis de DSK, elle a la légitimité de la première secrétaire. Martine Aubry est lancée. La campagne continue". Le fait que DSK, un "grand dirigeant socialiste" soit peut-être bientôt lavé de tout soupçon est "une force collective pour les socialistes, une force pour la gauche", estime pour l'AFP le strauss-kahnien Christophe Borgel, secrétaire national aux élections et soutien de la maire de Lille. "L'équation politique, c'est Martine-DSK. Sa libération, si elle se confirme, c'est un plus pour le tandem", note un grand élu strauss-kahnien qui soutient Mme Aubry mais qui "imagine mal une retraite pour DSK", et "ne s'avance pas sur la forme de ce réengagement et le calendrier". D'autres voix se font entendre au PS pour exprimer une situation devenue forcément très compliquée. "Martine a un problème. Elle apparaît moins légitime", les insinuations sur sa "candidature de substitution" pourraient reprendre corps. "Cela redonne de la force au fait qu'elle soit une candidate par défaut", "autant que les strauss-kahniens dans leurs réactions ménagent l'avenir". Quelle réaction dans l'opinion ? Enfin, au-delà des positionnements politiques et des questions sans réponses, reste une inconnue : comment réagirait l'opinion publique à un éventuel retournement définitif de situation pour DSK ? Les Français ont réagi en deux temps à "l'événement de New York" : dans un premier temps, une grande partie de l'opinion a affirmé ne pas croire à la culpabilité de l'ancien patron du FMI. L'incrédulité transcendait tous les clivages politiques. Et puis les semaines passant, tous les sondages ont montré une très forte chute de sa popularité. Comment les Français et les sympathisants de gauche se positionneraient après un blanchiment de Dominique Strauss-Kahn ? La valeur de la parole politique de l'ancien ministre de l'Economie pendant la campagne présidentielle dépendra en grande partie de cela.

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Commentaires (1)

ludo
  • 1. ludo | 03/07/2011

vous pensez vraiment qui vas etre bien comme président

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